
Entre le Pacifique et l’océan Indien, le passage ne se donne jamais facilement. À bord de son trimaran, Guirec navigue actuellement dans le détroit de Bass, cette zone redoutée au sud de l’Australie où la mer peut rapidement devenir hostile.
Hier soir, au 50e jour de mer, il a dû affronter un front très actif dans une houle qu’il décrit lui même comme « casse bateau ». Conditions musclées, mer croisée, vents soutenus : le skipper a préféré lever le pied pour préserver sa monture et garder le contrôle. En solitaire, chaque décision compte, et chaque manœuvre demande du temps et de l’énergie.
Aujourd’hui, sous le vent de la Tasmanie, le décor change mais la tension reste intacte. Devant lui s’ouvre le labyrinthe du détroit de Bass, un couloir étroit où se croisent cargos, rochers affleurants et plateformes pétrolières. Slalomer dans ce trafic dense à bord d’un grand trimaran n’a rien d’anodin. Les virements ne se font pas en un clin d’œil, et la moindre erreur peut coûter cher.
Partagé entre la joie de croiser d’autres navires et le stress permanent du risque de collision, Guirec avance avec lucidité malgré la fatigue visible. Il savait que ce “péage” entre deux océans serait l’un des passages clés de son tour du monde.
Le voilà désormais aux portes de l’Indien. Concentration maximale.
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