Vendée Globe : Pacifique en ligne de mire
Attention, changement en vue ! La guerre des positions fait rage chez les premiers. Yoann Richomme (PAPREC ARKEA, 2e) n’en finit plus de se rapprocher de Charlie Dalin (MACIF Santé Prévoyance, 1er) : il est revenu à moins de 100 milles et comptait 83,2 milles de retard en milieu de journée. L’écart n’avait pas été aussi faible entre le duo de tête depuis début décembre, quand Charlie était en prise avec Sébastien Simon (Groupe Dubreuil, 3e). Actuellement, les trois premiers « progressent en étant à l’arrière d’un système dépressionnaire » précise Christian Dumard, le consultant météo du Vendée Globe.
À plus de 6 800 milles de là, dans l’Atlantique Sud, Szabolcs Weores (New Europe, 38e) n’a pas vraiment l’opportunité de se projeter sereinement sur la suite de la course. La lanterne rouge a en effet averti la direction de course que son hauban bâbord (D2, celui n’allant pas en tête de mât) était cassé. Il avançait en bordure d’une dépression générant des rafales allant jusqu’à 40 nœuds, le tout à 450 milles de Cape Town. Son équipe s’est voulue rassurante – « Szabolcs n’est pas blessé et le bateau n’est pas endommagé » - et assure que le skipper s’emploie « pour garder son gréement en sécurité ».
De son côté, Damien Seguin (Groupe APICIL, 17e) respire enfin. Même s’il doit composer avec une trentaine de nœuds de vent, cela semble presque plus vivable après plusieurs jours en prise avec une forte dépression dans l’océan Indien. Joint par la direction de course, Damien s’est montré rassurant sur ses soucis physiques (blessure au cou et au genou) et réfléchit à une réparation définitive (l’ancrage d’une cadène s'était arrachée et avait engendré un trou dans la coque).
Kojiro Shiraishi (DMG MORI Global One, 32e) navigue lui aussi depuis plusieurs jours « avec 40 nœuds de vent et une mer croisée de 5 à 7 mètres ». Il s’est réjoui de n’avoir « que des petits bobos sans gravité » sur le bateau. En revanche, le Japonais se plaint depuis plusieurs jours d’aphtes, « particulièrement inconfortables ». Denis Van Weynbergh (D’Ieteren Group, 37e) a quant à lui un problème de girouette qui l’oblige à progresser à vitesse réduite. De son côté, Antoine Cornic (HUMAN Immobilier, 33e) rêve de pouvoir enfin réparer. Le Rétais souhaite monter au mât pour résoudre son problème de rail de grand-voile mais il doit attendre que les conditions le permettent. Antoine continue de faire route vers l’île Saint-Paul même s’il sera difficile de s’y abriter, la houle étant toujours forte à proximité de ses côtes (autour de 4,50 mètres). « J’ai préparé tout le matériel, mes outils et j’y crois, je sais que ça va marcher, a-t-il confié dans une vidéo. Je vais réparer et finir mon tour du monde ».
Retrouvez chaque jour notre analyse météo de la course avec METEO CONSULT Marine dans notre dossier spécial Vendée Globe.
