
Le grand dauphin, figure emblématique des côtes bretonnes

Parmi les mammifères marins les plus connus, le grand dauphin occupe une place particulière en Bretagne. Ce cétacé à la robe grise fréquente aussi bien les eaux côtières que le large, et n’hésite pas à pénétrer dans les baies, les estuaires, voire certains ports. Sa présence régulière en fait l’un des mammifères marins les mieux étudiés au monde.
La Bretagne abrite la plus grande population côtière d’Europe, avec environ 400 individus recensés dans le golfe normano-breton, qui transitent notamment dans la baie du Mont-Saint-Michel. Deux autres groupes résidents sont également bien identifiés en mer d’Iroise, autour des îles de Molène et de Sein. Les individus vivant près des côtes sont généralement plus petits et plus clairs que ceux du large, une adaptation liée à leur environnement et à leurs ressources alimentaires.
Animal social par excellence, le grand dauphin vit en groupes structurés et communique par une large palette de sons. Son observation reste toujours un moment fort, mais elle impose une distance respectueuse, tant pour sa tranquillité que pour sa sécurité.
Le requin-pèlerin, géant paisible des eaux bretonnes

Moins connu du grand public, le requin-pèlerin est pourtant l’un des visiteurs les plus impressionnants des eaux bretonnes. Deuxième plus grand poisson du monde après le requin-baleine, il peut atteindre 12 m de long pour un poids dépassant 5 tonnes. Malgré cette stature spectaculaire, il se nourrit exclusivement de plancton, filtré à l’aide de ses branchies lorsqu’il nage lentement près de la surface. Au printemps et en été, il est régulièrement observé le long des côtes du Morbihan, notamment entre Groix et Ploemeur, ou entre Houat et Quiberon. Des observations sont également signalées autour des Glénan et en mer d’Iroise. Sa présence en surface, souvent nageoire dorsale visible, peut surprendre, mais ce requin est totalement inoffensif pour l’homme.
Espèce particulièrement vulnérable, le requin-pèlerin souffre de son cycle de reproduction lent, d’une maturité tardive et d’une faible fécondité. Ces caractéristiques biologiques, combinées à une surpêche historique, ont conduit à sa protection dans de nombreux pays. En Bretagne, chaque observation contribue à mieux comprendre ses déplacements et à renforcer les mesures de conservation.
Le phoque gris, hôte discret mais fidèle

Le phoque gris est l’un des mammifères marins les plus régulièrement observés sur les côtes bretonnes. Présent toute l’année, il fréquente particulièrement les zones rocheuses et les îlots peu accessibles. On le reconnaît facilement à sa tête massive, surtout chez les mâles adultes, qui lui vaut parfois le surnom de « tête de cheval ».
Les effectifs augmentent sensiblement en hiver, période de mue, mais l’espèce est visible en toutes saisons, notamment au repos sur les rochers autour de Sein, Molène ou vers la pointe de Penmarc’h. Le phoque gris partage parfois son habitat avec le phoque commun, même si leurs comportements et leurs zones de prédilection diffèrent légèrement. Animal curieux mais méfiant, le phoque gris supporte mal les dérangements répétés. L’observer à distance, sans chercher à s’en approcher, est essentiel pour préserver son comportement naturel.
Le pingouin torda, acrobate des falaises

Oiseau marin discret mais fascinant, le pingouin torda niche en colonies sur les falaises abruptes qui bordent l’Atlantique. Noir et blanc, trapu, il utilise son bec puissant pour capturer les poissons sous l’eau, plongeant parfois à des profondeurs impressionnantes.
Sa reproduction est l’un des spectacles les plus étonnants du monde aviaire. Les poussins quittent le nid avant même de savoir voler, se jetant dans le vide depuis la falaise pour rejoindre la mer, sous la surveillance attentive du parent mâle. En hiver, les pingouins torda se regroupent en grandes volées pour se nourrir, souvent relativement près du rivage, ce qui permet parfois de les observer depuis la côte.
Le fou de Bassan, maître du plongeon

Parmi les grands oiseaux marins de l’Atlantique Nord, le fou de Bassan est sans doute l’un des plus spectaculaires. Sa silhouette élancée, son plumage clair et son bec pointu en font un oiseau immédiatement reconnaissable. Il est surtout célèbre pour sa technique de pêche : des plongées verticales à grande vitesse, pouvant dépasser 90 km/h, pour capturer poissons et calmars.
Bien que les principales colonies de nidification se situent plus au nord, notamment au Québec ou en Écosse, le fou de Bassan est régulièrement observé au large des côtes bretonnes, surtout en hiver. Les adultes arborent alors leur plumage blanc éclatant, tandis que les immatures, brun tacheté, témoignent des différentes étapes de maturation de l’espèce, qui s’étalent sur plusieurs années.
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