Les plus beaux salons nautiques de l’hiver et du printemps 2026 : où aller pour découvrir les nouveautés ?

Salons
Par Le Figaro Nautisme

De janvier à mai 2026, les salons nautiques d’hiver et de printemps dessinent une trajectoire très lisible pour les plaisanciers. D’abord les grands rendez-vous indoor du nord de l’Europe, où se lisent les orientations industrielles. Puis, progressivement, des salons à flot plus méditerranéens ou atlantiques, où la nouveauté se juge à l’usage, au ponton, parfois en mer. Cette alternance entre vision globale et confrontation au réel donne une clé de lecture précieuse pour les amateurs à la recherchent d’une nouvelle unité.

De janvier à mai 2026, les salons nautiques d’hiver et de printemps dessinent une trajectoire très lisible pour les plaisanciers. D’abord les grands rendez-vous indoor du nord de l’Europe, où se lisent les orientations industrielles. Puis, progressivement, des salons à flot plus méditerranéens ou atlantiques, où la nouveauté se juge à l’usage, au ponton, parfois en mer. Cette alternance entre vision globale et confrontation au réel donne une clé de lecture précieuse pour les amateurs à la recherchent d’une nouvelle unité.
© Messe Dusseldorf / ctillmann

Janvier 2026 : Düsseldorf, le laboratoire mondial du nautisme

Le calendrier s’ouvre immanquablement avec le Boot Düsseldorf, du 17 au 25 janvier 2026. Le salon allemand reste le plus vaste rendez-vous nautique indoor au monde, mais sa vraie force tient surtout à son rôle de laboratoire. C’est ici que s’annoncent les nouveautés et se découvrent les tendances à venir dans l’univers du nautisme.

Dans les halls de Düsseldorf, la nouveauté n’est pas toujours spectaculaire. Elle se cache souvent dans des choix plus subtils : une carène revue pour réduire la consommation, une ergonomie pensée pour naviguer en équipage réduit, une gestion de l’énergie plus cohérente avec une navigation côtière fréquente. Pour de nombreux professionnels, c’est aussi un baromètre économique. Les modèles reconduits, les gammes élargies ou au contraire resserrées donnent des indications très concrètes sur l’état du marché européen et même mondial et sur les attentes réelles des plaisanciers.

Février 2026 : Miami, la vitrine mondiale qui éclaire les tendances de fond

© Miami International Boat Show

En février, le regard peut se décaler vers les États-Unis avec le Miami International Boat Show, programmé du 11 au 15 février 2026. Ce salon joue un rôle différent. Il ne sert pas tant à comparer des bateaux adaptés aux navigations européennes qu’à observer des tendances d’usage qui, pour certaines, finiront par traverser l’Atlantique.

À Miami, la place accordée au confort au mouillage, à la connectivité et à l’intégration numérique est frappante. Les discussions portent beaucoup sur l’expérience à bord, sur la gestion des équipements et sur la façon dont le bateau devient un espace de vie connecté. Pour un plaisancier européen, l’intérêt est avant tout analytique : comprendre ce qui arrivera demain dans les catalogues, et ce qui restera propre au marché nord-américain.

Mars 2026 : Nice, le premier salon à flot de l’année en Méditerranée

Entre Düsseldorf et le printemps, le salon nautique de Nice, Nice Boating Tomorrow, s’impose comme une transition essentielle. Installé directement dans le port, il va offrir pour la première fois en 2026 une vision différente du nautisme, axée sur l’écoresponsabilité et les nouveaux usages.

Lisbonne, un regard pragmatique sur le nautisme le long de la péninsule ibérique

En mars, le calendrier conduit vers le sud-ouest de l’Europe avec Nauticampo, à Lisbonne. Ce salon, plus régional dans son rayonnement, joue pourtant un rôle intéressant. Il reflète un marché très orienté vers la navigation régulière, souvent côtière, dans des conditions parfois exigeantes.

Lisbonne est un salon où les discussions deviennent rapidement concrètes : autonomie, tenue à la mer, facilité d’entretien. Pour les plaisanciers qui s’intéressent à l’Atlantique ou aux navigations mixtes, c’est un rendez-vous utile pour confronter des choix techniques à des usages bien réels, loin des effets de mode.

Avril 2026 : la France entre Atlantique et Méditerranée

Avril marque une accélération très nette avec plusieurs salons à flot en France. À La Ciotat, Les Nauticales ouvrent la séquence méditerranéenne. Les visiteurs peuvent monter à bord, observer les détails d’aménagement, juger l’accessibilité et la circulation, autant d’éléments qui prennent une autre dimension une fois sur l’eau.

Sur la façade atlantique, le Salon Nautique de Saint-Malo apporte une lecture complémentaire. Installé dans un environnement marqué par les marées, les courants et des conditions souvent plus engagées, le salon malouin parle à des navigateurs habitués à composer avec la réalité de l’Atlantique. Les échanges portent fréquemment sur la robustesse, la protection et la capacité à naviguer confortablement par mer courte. Saint-Malo est un salon où l’on sent une culture maritime très ancrée, et où les choix de bateaux sont souvent dictés par l’expérience plus que par le discours marketing.

Fin avril 2026 : La Grande Motte, le multicoque comme mode de vie

© Le Figaro Nautisme

La séquence française se prolonge avec le Salon International du Multicoque, du 22 au 26 avril 2026. Ce salon est devenu incontournable pour qui s’intéresse à la grande croisière. Le multicoque y est présenté non seulement comme une alternative technique, mais comme une plateforme de vie, centrée sur l’autonomie, l’espace et la facilité de manœuvre à équipage réduit.

À La Grande Motte, la nouveauté s’évalue en conditions réelles. Gestion de l’énergie, ergonomie des postes de barre, logistique du mouillage ou accès à bord sont au cœur des discussions. Pour beaucoup de visiteurs, c’est le salon qui permet de passer du rêve à une réflexion très concrète sur un projet de navigation à moyen ou long terme.

Début mai 2026 : Palma, la bascule vers la saison méditerranéenne

La séquence hivernale et printanière s’achève avec le Palma International Boat Show, fin avril début mai. Palma joue un rôle de charnière. Les bateaux sont à flot, la saison approche, et les échanges portent déjà sur les mises à l’eau, les livraisons et les derniers arbitrages avant l’été.

Moins massif que Düsseldorf, plus lisible pour beaucoup de plaisanciers, Palma permet de comparer des unités dans un contexte très proche de la navigation réelle. C’est souvent ici que les projets se concrétisent définitivement.

2026, une lecture en mouvement des salons nautiques

L’hiver et le printemps 2026 confirment une évolution de fond. Les salons ne sont plus seulement des vitrines de nouveautés, mais des lieux où se confrontent des visions de la navigation. Düsseldorf donne la perspective globale, Miami ouvre le champ des tendances, Nice et Saint-Malo ramènent au terrain, La Grande Motte explore de nouveaux modes de vie à bord, Palma prépare la saison.

Pour les plaisanciers, novices comme expérimentés, le vrai intérêt est là : utiliser ces rendez-vous comme des étapes complémentaires, pour passer progressivement de la curiosité à la décision éclairée. Dans un contexte où la météo, l’énergie et l’usage réel pèsent de plus en plus lourd, les salons d’hiver restent des observatoires irremplaçables pour comprendre où va le nautisme, et surtout comment mieux naviguer demain.

L'équipe
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte Lacroix
Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
Max Billac
Max Billac
Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Denis Chabassière
Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Michel Ulrich
Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT
METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Cyrille Duchesne
Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.