
Janvier 2026 : Düsseldorf, le laboratoire mondial du nautisme
Le calendrier s’ouvre immanquablement avec le Boot Düsseldorf, du 17 au 25 janvier 2026. Le salon allemand reste le plus vaste rendez-vous nautique indoor au monde, mais sa vraie force tient surtout à son rôle de laboratoire. C’est ici que s’annoncent les nouveautés et se découvrent les tendances à venir dans l’univers du nautisme.
Dans les halls de Düsseldorf, la nouveauté n’est pas toujours spectaculaire. Elle se cache souvent dans des choix plus subtils : une carène revue pour réduire la consommation, une ergonomie pensée pour naviguer en équipage réduit, une gestion de l’énergie plus cohérente avec une navigation côtière fréquente. Pour de nombreux professionnels, c’est aussi un baromètre économique. Les modèles reconduits, les gammes élargies ou au contraire resserrées donnent des indications très concrètes sur l’état du marché européen et même mondial et sur les attentes réelles des plaisanciers.
Février 2026 : Miami, la vitrine mondiale qui éclaire les tendances de fond

En février, le regard peut se décaler vers les États-Unis avec le Miami International Boat Show, programmé du 11 au 15 février 2026. Ce salon joue un rôle différent. Il ne sert pas tant à comparer des bateaux adaptés aux navigations européennes qu’à observer des tendances d’usage qui, pour certaines, finiront par traverser l’Atlantique.
À Miami, la place accordée au confort au mouillage, à la connectivité et à l’intégration numérique est frappante. Les discussions portent beaucoup sur l’expérience à bord, sur la gestion des équipements et sur la façon dont le bateau devient un espace de vie connecté. Pour un plaisancier européen, l’intérêt est avant tout analytique : comprendre ce qui arrivera demain dans les catalogues, et ce qui restera propre au marché nord-américain.
Mars 2026 : Nice, le premier salon à flot de l’année en Méditerranée
Entre Düsseldorf et le printemps, le salon nautique de Nice, Nice Boating Tomorrow, s’impose comme une transition essentielle. Installé directement dans le port, il va offrir pour la première fois en 2026 une vision différente du nautisme, axée sur l’écoresponsabilité et les nouveaux usages.
Lisbonne, un regard pragmatique sur le nautisme le long de la péninsule ibérique
En mars, le calendrier conduit vers le sud-ouest de l’Europe avec Nauticampo, à Lisbonne. Ce salon, plus régional dans son rayonnement, joue pourtant un rôle intéressant. Il reflète un marché très orienté vers la navigation régulière, souvent côtière, dans des conditions parfois exigeantes.
Lisbonne est un salon où les discussions deviennent rapidement concrètes : autonomie, tenue à la mer, facilité d’entretien. Pour les plaisanciers qui s’intéressent à l’Atlantique ou aux navigations mixtes, c’est un rendez-vous utile pour confronter des choix techniques à des usages bien réels, loin des effets de mode.
Avril 2026 : la France entre Atlantique et Méditerranée
Avril marque une accélération très nette avec plusieurs salons à flot en France. À La Ciotat, Les Nauticales ouvrent la séquence méditerranéenne. Les visiteurs peuvent monter à bord, observer les détails d’aménagement, juger l’accessibilité et la circulation, autant d’éléments qui prennent une autre dimension une fois sur l’eau.
Sur la façade atlantique, le Salon Nautique de Saint-Malo apporte une lecture complémentaire. Installé dans un environnement marqué par les marées, les courants et des conditions souvent plus engagées, le salon malouin parle à des navigateurs habitués à composer avec la réalité de l’Atlantique. Les échanges portent fréquemment sur la robustesse, la protection et la capacité à naviguer confortablement par mer courte. Saint-Malo est un salon où l’on sent une culture maritime très ancrée, et où les choix de bateaux sont souvent dictés par l’expérience plus que par le discours marketing.
Fin avril 2026 : La Grande Motte, le multicoque comme mode de vie

La séquence française se prolonge avec le Salon International du Multicoque, du 22 au 26 avril 2026. Ce salon est devenu incontournable pour qui s’intéresse à la grande croisière. Le multicoque y est présenté non seulement comme une alternative technique, mais comme une plateforme de vie, centrée sur l’autonomie, l’espace et la facilité de manœuvre à équipage réduit.
À La Grande Motte, la nouveauté s’évalue en conditions réelles. Gestion de l’énergie, ergonomie des postes de barre, logistique du mouillage ou accès à bord sont au cœur des discussions. Pour beaucoup de visiteurs, c’est le salon qui permet de passer du rêve à une réflexion très concrète sur un projet de navigation à moyen ou long terme.
Début mai 2026 : Palma, la bascule vers la saison méditerranéenne
La séquence hivernale et printanière s’achève avec le Palma International Boat Show, fin avril début mai. Palma joue un rôle de charnière. Les bateaux sont à flot, la saison approche, et les échanges portent déjà sur les mises à l’eau, les livraisons et les derniers arbitrages avant l’été.
Moins massif que Düsseldorf, plus lisible pour beaucoup de plaisanciers, Palma permet de comparer des unités dans un contexte très proche de la navigation réelle. C’est souvent ici que les projets se concrétisent définitivement.
2026, une lecture en mouvement des salons nautiques
L’hiver et le printemps 2026 confirment une évolution de fond. Les salons ne sont plus seulement des vitrines de nouveautés, mais des lieux où se confrontent des visions de la navigation. Düsseldorf donne la perspective globale, Miami ouvre le champ des tendances, Nice et Saint-Malo ramènent au terrain, La Grande Motte explore de nouveaux modes de vie à bord, Palma prépare la saison.
Pour les plaisanciers, novices comme expérimentés, le vrai intérêt est là : utiliser ces rendez-vous comme des étapes complémentaires, pour passer progressivement de la curiosité à la décision éclairée. Dans un contexte où la météo, l’énergie et l’usage réel pèsent de plus en plus lourd, les salons d’hiver restent des observatoires irremplaçables pour comprendre où va le nautisme, et surtout comment mieux naviguer demain.
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