
Un retour sous tension après Perth
La saison a démarré fort à Perth, entre conditions musclées et collisions spectaculaires. Auckland marque donc un tournant. Si les derniers tests sont validés, les 13 équipes internationales devraient être présentes sur la ligne de départ, au terme d’un effort logistique mondial hors norme. Après l’accrochage avec la Suisse qui a écourté leur entrée en matière, les Black Foils néo-zélandais ont vu leur F50 sérieusement endommagé. Une section structurelle d’environ 2 m de la coque bâbord a été entièrement reconstruite au Royaume-Uni avant d’être expédiée en Nouvelle-Zélande pour l’assemblage final. Les équipes techniques ont ensuite réintégré la nouvelle pièce, replaqué les panneaux composites et réaligné les systèmes de contrôle afin de répondre aux standards de sécurité et de performance ultra stricts de SailGP. Même scénario de résilience pour l’équipe espagnole Los Gallos, absente à Perth après un crash en pré-saison. Les champions de la saison 4 seront de retour à Auckland avec l’ambition de relancer immédiatement leur campagne 2026.
Auckland, arène naturelle du SailGP
Auckland n’est pas une étape comme les autres. Son port iconique se transforme en véritable stade nautique, encadré par la skyline de la ville. Pour 2026, l’organisation annonce le plus grand Race Stadium jamais construit par SailGP, avec des tribunes élargies et une expérience spectateur renforcée sur l’eau. Le plan d’eau, serré et technique, est réputé pour sa brise thermique capricieuse. Ici, chaque manœuvre compte. Les trajectoires se croisent à haute vitesse, les écarts se mesurent en mètres et les erreurs ne pardonnent pas. Les 25 000 spectateurs présents lors de l’édition inaugurale l’an dernier ont assisté à des duels millimétrés dans des conditions rafaleuses. Le scénario pourrait bien se répéter.Portés par un public acquis à leur cause, Peter Burling, Blair Tuke, Liv Mackay et les Black Foils savent que la pression sera maximale. Courir à domicile est un privilège, mais aussi une responsabilité.

Les Britanniques en référence
En ouverture de saison, Emirates GBR a frappé fort. L’équipage mené par le double champion olympique Dylan Fletcher a dominé la flotte à Perth, maîtrisant parfaitement les conditions locales pour s’imposer devant les Australiens de BONDS Flying Roos et l’équipe française DS Automobiles. Les Britanniques arrivent donc en leaders et en référence. Mais l’histoire récente ajoute une dimension supplémentaire : la saison passée, les Kiwis avaient privé les Britanniques d’une victoire à domicile à Portsmouth. La revanche sportive plane sur Auckland.
Un classement qui se resserre
Si le podium de Perth a confirmé la solidité des équipes établies, d’autres signaux ont marqué les esprits. La Suède, nouvelle venue, et les États-Unis ont immédiatement affiché leurs ambitions. Le pilote suédois Nathan Outteridge retrouvera à Auckland son rival de longue date Peter Burling, cette fois en eaux néo-zélandaises. Avec l’ensemble de la flotte réunie pour la première fois de la saison, cette étape constitue un véritable révélateur. Les hiérarchies entrevues en Australie vont-elles se confirmer ou le championnat est-il en train de basculer vers un nouvel équilibre ?
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