
Les feux de détresse sont l’un des moyens pour être repéré en mer en cas d’avarie. Figaro Nautisme revient sur l’utilisation de cet équipement indispensable à bord.
Les différents moyens
Il existe trois types de feux réglementaires : les feux rouges à main, les fumigènes flottants et les fusées parachutes. Suivant votre catégorie de navigation, la réglementation est différente. A moins de 2 milles d’un abri rien n’est imposé. En côtier à moins de 6 milles d’un abri, il faut 3 feux à main et en navigation hauturière, au-delà de 6 milles, on doit avoir en plus 3 fusées parachutes et 2 fumigènes. A noter que si vous disposez d’une VHF ASN vous êtes dispensé de fusées parachutes et de fumigènes. Néanmoins, il est conseillé d'être bien équipé à bord pour pouvoir être visible en cas de problème.
Du bon usage du matériel obligatoire
- Fusées parachutes
Elles sont visibles de jour comme de nuit et peuvent atteindre dans de bonnes conditions (projetées verticalement sans vent) une hauteur de 300 mètres et être visibles à 25 milles pendant 40 secondes.
Bien les utiliser :
Se placer sous le vent, tenir fermement le corps de la fusée la flèche vers le haut, incliner le tube d’une dizaine de degrés et actionner le dispositif de déclenchement. Si un bateau est en vue, il faut diriger le tir vers son avant, si vous êtes à moins de 15 milles de la côte tirer en direction de celle-ci.
Ce qu’il faut éviter :
Se placer au vent, car dans ce cas la fusée risque d’être rabattue sur le bateau. De la même façon, il faut mieux ne pas tirer la fusée si le vent est supérieur à 25 nœuds, par temps de brouillard, si les nuages sont bas ou encore si les côtes sont loin (plus de 15 milles).
- Feux rouges à main
Le feu rouge à main est surtout visible de nuit (portée moyenne 5 milles) ; de jour sa portée est limitée, quant à sa durée d'illumination, elle n’est que de 60 secondes.
Bien les utiliser :
Il faut toujours se munir d’un gant. Tenir le feu au-dessus de l’eau sous le vent, à la fin de la combustion le laisser tomber à l’eau ou dans un seau rempli d’eau. Comme pour les fusées, il faut en tirer deux dans un espace de temps rapproché dès que l'on voit le bateau de sauvetage.
Ce qu’il faut éviter :
De le regarder au risque d’être ébloui et de le tirer au vent.
- Fumigènes à main orange
Ils ont le même usage que les feux rouges à main mais avec une utilisation différente.
Bien les utiliser :
Il faut les lancer à l’eau sous le vent et les attacher au bateau avec un petit fil, par exemple, un fil de pêche.
Ce qu’il faut éviter :
Les tirer de nuit ou lorsque le vent est supérieur à force 3. A la mise à feu, une fumée noire s’échappe avant la fumée orange. Il faut attendre quelques secondes avant de le jeter à l’eau. La durée de signalement est de l’ordre de 60 secondes
Cinq conseils utiles
1. Bien connaître l’utilisation des moyens de signalisation.
2. Ranger le matériel dans un endroit sec.
3. Vérifier les dates de péremption.
4. Ne pas utiliser des produits périmés, ils peuvent être dangereux.
5. Tout l’équipage doit savoir où ils sont rangés.
Que faire du matériel en fin de vie ?
Depuis le premier janvier 2013, la réglementation impose aux accastilleurs de prendre en compte, la destruction, dès l’achat de pyrotechnie neuve (feux fusées, fumigènes). Les prix indiqués dans les magasins comprennent donc le prix du neuf majoré du coût de la destruction des périmés. C’est le même principe que l’éco-contribution pour le matériel informatique. Vous pouvez donc rapporter les produits périmés lors de l'achat de produits neufs.
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