La Boulangère Mini Transat : les premières options se dessinent

Course au large
Par Figaronautisme.com

Partis hier en début d’après-midi de Santa Cruz de La Palma pour rejoindre Saint-François, les concurrents de la 24e édition de La Boulangère Mini Transat ont connu des premiers milles délicats. Les uns et les autres ont, en effet, dû composer au mieux avec les dévents des îles Canariennes, en particulier ceux de El Hierro qu’ils avaient pour obligation de laisser à tribord et au sud de laquelle deux choix de route distincts ont été opérés par les solitaires. En effet, si une large majorité d’entre eux a choisi de filer dans l’ouest pour ensuite aller chercher un petit front plus au nord, certains préfèrent, eux, continuer de descendre vers le sud. D’ores et déjà, le jeu s’ouvre sur le plan stratégique, ce qui n’est évidemment pas pour déplaire aux observateurs !

©Vincent Olivaud I La Boulangère Mini Transat
Partis hier en début d’après-midi de Santa Cruz de La Palma pour rejoindre Saint-François, les concurrents de la 24e édition de La Boulangère Mini Transat ont connu des premiers milles délicats. Les uns et les autres ont, en effet, dû composer au mieux avec les dévents des îles Canariennes, en particulier ceux de El Hierro qu’ils avaient pour obligation de laisser à tribord et au sud de laquelle deux choix de route distincts ont été opérés par les solitaires. En effet, si une large majorité d’entre eux a choisi de filer dans l’ouest pour ensuite aller chercher un petit front plus au nord, certains préfèrent, eux, continuer de descendre vers le sud. D’ores et déjà, le jeu s’ouvre sur le plan stratégique, ce qui n’est évidemment pas pour déplaire aux observateurs !

Comme on s’y attendait, l’entrée en matière de l’étape 2 Air-Caraïbes de La Boulangère Mini Transat a été délicate pour les 87 concurrents toujours en lice. Entre les dévents des îles (notamment ceux de La Palma puis de El Hierro dont les sommets respectifs, le Roque de los Muchachos puis le pic de Malpaso, culminent à 2 428 et 1 502 mètres) mais aussi les petits airs erratiques, les solitaires ont dû faire preuve de concentration et d’opportunisme tout en restant focalisés sur les réglages de leurs montures pour se faufiler au mieux dans le canal entre la Gomera et El Hierro, et ainsi gagner vers le sud le plus rapidement possible. Si tous ont finalement réussi à s’extraire sans jamais vraiment s’arrêter, certains s’en sont cependant mieux sortis que d’autres même si, il faut bien l’avouer, le gros des troupes est resté bien groupé jusqu’en milieu de matinée, ce dimanche. Au sud de la latitude de l’île la plus occidentale et la plus méridionale de l’archipel Espagnol, le peloton s’est toutefois éclaté, avec deux stratégies divergentes. « La majorité des Ministes sont partis chercher un petit front ondulant qui va les obliger à remonter jusqu’à 120 voire 150 milles plus au nord que la latitude de La Palma. Ils vont donc, dans un premier temps, évoluer au près puis traverser ce petit système à l’arrière duquel ils vont récupérer un flux de nord-est. Quelques concurrents ont, eux, fait le choix de continuer de descendre vers le sud dans l’espoir de conserver un brin d’alizés. Ils devraient composer avec beaucoup de molle lors des prochaines 48 heures avant de retrouver des alizés bien établis ensuite », détaille Christian Dumard, le consultant météo de l’épreuve dont les fichiers laissent à penser que d’ici une soixantaine d’heures, l’ensemble des solitaires profiteront de ces fameux vents de nord-est réguliers des régions intertropicales.

Deux salles, deux ambiances ?

Dans ce contexte, il va sans dire que ces écarts significatifs vont se créer lors des prochains pointages. Des pointages qu’il conviendra alors évidemment de prendre avec des pincettes puisqu’ils vont logiquement donner l’avantage aux marins situés les plus proches de la route directe. Dans l’immédiat, il convient toutefois de saluer le début de course de l’Italien Francesco Farci (520 – Gintonic). Ce dernier s’est en effet démarqué de ses concurrents ces dernières heures en choisissant de rester plus à l’ouest. Il compte ainsi plus de cinq milles d’avance sur son plus proche poursuivant cet après-midi chez les bateaux de Série, et devance même l’ensemble des Proto. Reste que s’il a réalisé un joli coup, il risque de subir davantage que ses rivaux les dévents au sud de El Hierro… ou pas. Pour l’heure, en tous les cas, pas de raison pour lui de regretter d’avoir coupé le virage au plus court. Il affiche en effet les mêmes vitesses que ces concurrents ayant, pour leur part, pris davantage de marge pour contourner l’île. Pour résumer, le match est véritablement lancé et il promet d’être passionnant, avec, on l’a dit, déjà deux grandes options mais également la promesse d’une multitude de trajectoires possibles pour rallier Saint-François, en Guadeloupe, malgré, rappelons-le, un way-point obligatoire au niveau du premier tiers du parcours, situé par 25° nord et 27° Ouest.

A retenir par ailleurs : l’escale marquée par Caroline Boule (1067 – Nicomatic) à Puerto de la Estaca depuis la mi-journée. La navigatrice, confrontée à une panne de pilote automatique, met actuellement tout en œuvre pour réparer et repartir au plus vite en course sachant que son pit-spot ne doit pas être inférieur à 12 heures, et ne pas dépasser 72 heures.

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Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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