Vendée Globe : Yoann Richomme s'empare de la deuxième place
Bien sûr, l’esprit de fête à bord des IMOCA du Vendée Globe ne souffre d’aucune comparaison avec les obligations à terre. Pas de file d’attente dans les zones commerciales, pas de repas à anticiper, pas d’objet à emballer et pas d’idées cadeau de dernière minute à trouver. Il n’empêche, il y a un petit quelque chose qui leur rappelle que la période est un peu différente et, cette fois-ci, les caprices de la météo n’y sont pour rien. Sam Goodchild peut en attester : tous les jours, dans son sac dédié à la nourriture, il a aussi son calendrier de l’avent. Le skipper de VULNERABLE raconte sourire aux lèvres : "Ça fait partie de mes petits bonheurs du moment. Mes proches et mon équipe à terre m’ont mis des petits cadeaux dans chaque sac. Il y a un mini Rubik's Cube, une lettre écrite à la main, des photos de la famille… Hier, j’ai eu des chaussettes à l’effigie de la reine et de ses chiens ! "
On sourit, forcément, mais on sait qu’elles réchauffent les coeurs, ces petites attentions du monde qui ne gîte pas et qui les regarde évoluer au loin. On pense à Nicolas Lunven qui découvre tous les jours une photo de ses proches, on pense aussi à tous ceux qui trouvent dans leur motivation du quotidien l’envie de faire plaisir à ceux qu’ils aiment et de s’en rapprocher aussi. Comme Charlie Dalin le leader hier, ils sont d’ailleurs de plus en plus à se rapprocher de la mi-course et c’est une motivation en soi. « Dans le fichier américain, les prévisions nous emmènent jusqu’au Cap Horn, ça fait du bien », savoure Paul Meilhat (Biotherm).
Derrière, le groupe qui doit se faire ralentir par la dorsale, qui va de Thomas Ruyant (VULNERABLE, 3e) à Clarisse Crémer (L’Occitane en Provence, 13e) voit arriver derrière eux un front qui leur permettra de faire une route « vers l’Est plutôt tendu avec de bonnes moyennes », explique Pierre Hays de la direction de course. Sam Goodchild se méfie pourtant de cette dépression : "Mon objectif, surtout, c’est de sortir des mers du Sud sans prendre de risque, sans rien casser pour ne pas dégrader ma performance. Plus que la dorsale, c’est la gestion de la dépression au Sud de la Nouvelle-Zélande qui va nous chasser ensuite qui m’importe. C’est surtout ça qui me préoccupe en ce moment, c’est le prochain obstacle à affronter."
Enfin, Bureau Vallée a donné des nouvelles quelques jours après l’abandon de Louis Burton. Son équipe a réalisé des réparations à Cape Town et un équipage réduit (sans le skipper) a largué les amarres, hier après-midi, afin de ramener le bateau dans l’Hexagone. Ils croiseront peut-être la lanterne rouge de ce Vendée Globe, Szabolcs Weöres (New Europe) qui avance en bordure d’une dépression. Le cap de Bonne Espérance pointe à 800 milles : pour le Hongrois, cette quête vaut à nul doute tous les calendriers de l’avent.
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