Les destinations incontournables de mai

Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

En mai, le printemps ouvre une fenêtre particulièrement intéressante pour voyager au fil de l’eau. Dans plusieurs régions du monde, les températures deviennent agréables, les mers retrouvent de bonnes conditions de navigation et la fréquentation reste souvent plus légère qu’au cœur de l’été. De la Méditerranée aux archipels du Pacifique, en passant par l’Atlantique africain, l’océan Indien et la côte pacifique des Amériques, ce mois offre un bel équilibre entre météo favorable, lumière généreuse et paysages qui changent de rythme. Voici 6 destinations, une par grande zone du monde, où mai révèle tout son potentiel.

Europe : Cyclades, Grèce €€

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En mai, les Cyclades retrouvent des conditions presque idéales pour une escapade maritime. Les journées deviennent franchement lumineuses, les températures tournent souvent autour de 24 à 25°C dans les îles les plus connues et la saison estivale n’a pas encore basculé dans l’affluence de juillet et août. Surtout, les vents restent en général plus modérés qu’au cœur de l’été, avant l’installation plus marquée du meltem, ce qui rend les traversées entre les îles plus agréables. C’est tout l’intérêt des Cyclades à cette période. Les liaisons entre Paros, Naxos, Sifnos, Milos ou Santorin permettent d’enchaîner des étapes courtes dans des décors très différents, entre villages blanchis, reliefs secs, criques découpées et ports qui reprennent leur animation. La mer reste encore un peu fraîche pour certains baignades prolongées, mais l’ensemble offre un vrai goût d’été sans la saturation de la haute saison. Les vols depuis Paris vers Athènes ou certaines îles se trouvent généralement dans une fourchette abordable pour la saison. À terre, mai est aussi l’un des meilleurs moments pour profiter des Cyclades autrement. Les terrasses rouvrent, les sentiers sont encore agréables à parcourir et les villages conservent un rythme plus doux qu’en plein été. L’hébergement commence autour de 60 € la nuit pour des adresses simples et monte facilement entre 100 et 150 € pour des hôtels plus soignés. Une valeur sûre pour lancer la saison nautique en Europe.

 

Afrique : Cap-Vert €€

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En mai, le Cap-Vert offre l’un de ses visages les plus équilibrés. L’archipel profite alors d’un temps largement sec, d’un bon ensoleillement et de températures agréables, généralement autour de 23 à 27°C selon les îles. La chaleur reste supportable, la mer conserve une belle lisibilité et les conditions sont souvent très favorables pour profiter pleinement du littoral. Ce qui séduit surtout, c’est la personnalité de l’archipel. Entre Sal, Boa Vista, São Vicente ou Santiago, les paysages changent vite, passant de longues plages claires à des reliefs volcaniques plus marqués. Pour un article de destinations maritimes, le Cap-Vert a l’avantage d’offrir une vraie sensation d’évasion sans partir vers une destination trop lointaine ou trop compliquée. Les vols depuis Paris restent souvent plus accessibles qu’on ne l’imagine pour une destination de cette nature, et le séjour sur place peut rester raisonnable avec une offre d’hébergement assez variée.
À terre, le Cap-Vert conserve une atmosphère très particulière, entre culture créole, musique, petites villes côtières et paysages bruts. On y vient autant pour l’air du large que pour cette impression d’espace et de déconnexion. Les hébergements commencent autour de 50 à 70 € la nuit, avec des hôtels plus confortables au-delà de 100 €. Une destination africaine parfaitement en phase avec le mois de mai.

 

Asie : Sri Lanka €€€

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Pour l’Asie, le Sri Lanka s’impose en mai à condition de regarder du bon côté de l’île. La façade est devient alors bien plus pertinente que la côte sud ou sud-ouest, car les vents de mousson rendent justement les eaux de l’est plus calmes et plus ensoleillées à cette période. C’est ce qui fait de zones comme Trincomalee ou Passikudah un excellent choix pour ce mois.
Le Sri Lanka a pour lui une vraie diversité. Sur la côte est, les températures oscillent souvent entre 27 et 31°C, la mer reste chaude et les plages prennent une allure très ouverte, beaucoup plus lumineuse à cette période de l’année. Trincomalee, avec sa grande baie réputée, donne une dimension plus maritime que beaucoup d’autres destinations asiatiques plus purement balnéaires. On y trouve de belles conditions pour les sorties en mer, l’observation du littoral et les activités nautiques, dans une ambiance encore moins saturée que dans d’autres îles très fréquentées. À terre, le Sri Lanka ajoute immédiatement de la matière au voyage. Temples, végétation tropicale, marchés, routes côtières et culture très dense donnent un relief particulier à l’escapade. L’offre hôtelière reste large, avec des adresses accessibles dès 40 à 60 € la nuit et des établissements plus confortables entre 90 et 150 €. Pour mai, c’est une alternative plus originale que Bali, tout en restant très cohérente sur le plan météo.

 

Amériques : Costa Rica €€€

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Dans les Amériques, le Costa Rica fonctionne bien en mai à condition, là encore, de bien cadrer la recommandation. Sur la côte Pacifique, le pays entre alors dans une période de transition vers la saison verte. Les pluies reviennent progressivement, souvent sous forme d’averses en fin de journée, mais le pays reste très praticable, les températures sont élevées et la mer demeure chaude. Cette période a même un vrai intérêt visuel, avec des paysages qui reverdissent sans encore basculer dans les mois les plus arrosés de l’année. 
Pour un article comme celui-ci, le Costa Rica se défend très bien parce qu’il combine accès à l’océan, biodiversité spectaculaire et sensation d’aventure douce. La côte pacifique, du Guanacaste jusqu’aux environs de Quepos, permet de profiter d’un littoral très découpé, de plages bordées de forêt et de nombreuses sorties vers la mer. Ce n’est pas le mois le plus sec de l’année, mais c’est un mois encore tout à fait crédible, avec l’avantage d’une fréquentation moins forte qu’en plein cœur de la saison sèche. À terre, le Costa Rica garde cette force rare de mêler en très peu de distance jungle, plages, faune et ambiance décontractée. Les hébergements vont des petites adresses simples autour de 60 à 80 € la nuit jusqu’aux lodges et hôtels plus haut de gamme au-delà de 150 €. Pour mai, c’est un choix plus original que les grands classiques caribéens, avec un vrai supplément de nature.

 

Amérique du Sud : Pérou €€

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Oui, l’Amérique du Sud mérite bien sa place en mai, et le Pérou est sans doute l’option la plus cohérente pour un angle maritime. Sur la côte pacifique, cette période marque l’entrée dans des conditions plus sèches sur plusieurs secteurs du pays, avec une atmosphère souvent stable et des températures modérées. Le littoral péruvien n’offre pas la carte postale tropicale des Caraïbes, mais il dégage une force paysagère rare, entre désert, falaises et océan immense. C’est précisément ce qui rend la destination intéressante dans un panorama mondial. Autour de Paracas, les sorties en mer donnent accès à un environnement très particulier, où la vie marine occupe une place centrale. Oiseaux, lions de mer et reliefs côtiers spectaculaires composent un décor plus minéral, plus brut, mais extrêmement marquant. Pour un lecteur qui cherche une idée différente, le Pérou a donc une vraie légitimité en mai, surtout si l’on aime les destinations qui ne ressemblent pas à toutes les autres. À terre, l’intérêt dépasse largement le seul littoral. Lima, les zones désertiques du sud et la profondeur culturelle du pays donnent une autre dimension au voyage. Les hébergements restent globalement accessibles, souvent entre 50 et 120 € selon le niveau de confort recherché. C’est une destination singulière, plus inattendue, mais très solide pour représenter l’Amérique du Sud dans une sélection de mai.

 

Océanie : Fidji €€€€

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En Océanie, les Fidji cochent presque toutes les cases en mai. L’archipel entre alors dans le début de sa saison sèche, avec des températures agréables, un climat plus respirable et des conditions souvent très favorables pour toutes les activités liées à la mer. Pour mai les températures varient autour de 21 à 28°C, avec des journées claires et des brises douces, exactement ce que l’on recherche pour une destination maritime de cette période. Les Fidji offrent un décor immédiatement lisible, entre lagons translucides, récifs coralliens et îles couvertes de végétation. La navigation entre les archipels les plus connus, notamment les Yasawa ou les Mamanuca, se prête parfaitement à cette saison. La mer reste chaude, la visibilité sous-marine s’améliore à l’approche de l’hiver austral et l’ensemble donne une impression de Pacifique tropical dans ce qu’il a de plus séduisant. À terre, les Fidji ajoutent à leur image de carte postale une vraie culture insulaire et une atmosphère accueillante. L’hébergement commence autour de 70 à 90 € dans les options les plus simples et grimpe rapidement pour les resorts en bord de lagon. La destination reste lointaine et plus coûteuse que les autres de cette sélection, mais en mai, elle entre clairement dans la catégorie des valeurs sûres pour l’Océanie.

 

Mai, un mois charnière très riche pour voyager

Entre les Cyclades avant la haute saison, le Cap-Vert sous un ciel sec, la côte est du Sri Lanka bien orientée, le Costa Rica encore très praticable sur sa façade pacifique, le Pérou pour une option sud-américaine plus minérale et les Fidji au début de leur belle saison, mai compose une sélection très équilibrée. Ce mois ne correspond pas partout au pic absolu de l’année, mais il a un avantage évident : il permet souvent de voyager au bon moment, juste avant que certaines destinations ne deviennent trop chaudes, trop humides ou trop fréquentées.

 

Et avant de partir, pensez à consulter les prévisions météo sur La Chaîne Météo Voyage et à télécharger l'application mobile gratuite Bloc Marine.

 

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Gilles Chiorri
Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros
Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel
Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Jean-Christophe Guillaumin
Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
Charlotte Lacroix
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
Max Billac
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
Denis Chabassière
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
Michel Ulrich
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel Ulrich navigue maintenant en plaisance sur son TARGA 35+ le long de la côte atlantique. Par ailleurs, il ne rate pas une occasion d’embarquer sur des navires de charge, de travail ou de services maritimes. Il nous fait partager des expériences d’expédition maritime hors du commun.
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METEO CONSULT est un bureau d'études météorologiques opérationnel, qui assiste ses clients depuis plus de 30 ans. Les services de METEO CONSULT reposent sur une équipe scientifique de haut niveau et des moyens techniques de pointe. Son expertise en météo marine est reconnue et ses prévisionnistes accompagnent les plaisanciers, les capitaines de port et les organisateurs de courses au large depuis ses origines : Route du Rhum, Transat en double, Solitaire du Figaro…
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.