
A l’approche de l’été et des balades en mer, Figaro Nautisme fait un point sur un équipement indispensable pour les plaisanciers qui apprécient le mouillage forain : le guindeau.
Les constructeurs de bateau ont tendance à considérer que le guindeau est justifié à partir d’une certaine taille, généralement au-dessus de 8 m voire de 10 m. Cependant, il est mieux de s’équiper à partir du moment où l’on est amené à mouiller souvent. Ce n’est pas parce que l’on possède un bateau de 6 m que l’on doit remonter le mouillage à la main.
Manuel ou électrique
Sur un bateau équipé d’un moteur hors-bord, pas d’alternative, il faut s’orienter vers un modèle manuel. La force de levage d’un tel modèle est d’environ 200 à 300 kg, bien supérieure à celle d’un équipier. Son point faible reste la vitesse de remontée qui est lente. Pour remonter un mouillage de 40 m, il faut en moyenne 6 à 8 minutes. Par beau temps dans un mouillage tranquille, c’est acceptable, mais lorsqu’il y a du vent, on a vite fait de dériver. En pratique, il est principalement utilisé pour décrocher l’ancre du fond. Ensuite, l’effort étant réduit, il est préférable de remonter à la main.
L’électrique : confort et sécurité
A partir du moment où l’on dispose d’un moteur in-bord, pas d’hésitation, il faut s’orienter vers un modèle électrique. C’est un gros consommateur mais, lorsque l’on mouille, le moteur de propulsion est en route, son alternateur compense le courant nécessaire au guindeau. Quant à la vitesse de remontée, elle est comprise entre 12 et 15 m par minute.
Le modèle : vertical ou horizontal
Sur le marché, on trouve deux familles : les horizontaux et les verticaux avec des variantes sur la présence ou non d’une poupée en plus du barbotin. Sur un vertical si la poupée est présente, elle est au-dessus du barbotin. Sur un horizontal, elle peut-être du même côté que le barbotin ou du côté opposé. Bien souvent sur les bateaux neufs, lorsqu’il est présent ou en option, le modèle retenu est un vertical. Si le choix vous est offert, l’horizontal, sans doute moins esthétique, est techniquement préférable. Sur un vertical, le barbotin est sur le pont et le moteur d’entraînement sous le pont. Pour un fonctionnement optimal, la chaîne doit faire le tour du barbotin et tomber par gravité dans la baille à mouillage, ce qui peut parfois provoquer le blocage de la chaîne. Si vous devez installer un guindeau, l’horizontal est mieux adapté. Il se pose sur le pont ou dans la baille à mouillage suivant la configuration, et la chaîne tombe dans cette dernière. Pour la commande, quel que soit le modèle elle peut se faire par contacteur à pied, raquette ou télécommande. Cette dernière offre l’avantage de pouvoir se déplacer sur le pont sans contrainte.
Cinq conseils
1. La batterie doit avoir une capacité minimum de 55 Ah pour un modèle de 700 watts, 75 Ah pour un 1000 watts.
2. On doit toujours avoir à bord un fusible de rechange.
3. Le câblage doit être réalisé avec du câble de 35 à 75 mm² suivant la puissance.
4. Il faut toujours utiliser de la chaîne calibrée correspondant au barbotin.
5. Pour remonter, venir à la pic du mouillage et vérifier que la chaîne tombe bien dans la baille.
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