Du Rhum au cap Horn, ces navigatrices qui ont conquis les océans

Course au large
Le Figaro Nautisme
Par Le Figaro Nautisme

Elles ont gagné la Route du Rhum, battu des records autour du monde et rivalisé avec les meilleurs marins du Vendée Globe. Pourtant, les femmes restent largement minoritaires au départ des grandes courses océaniques. La question n’est plus, et depuis longtemps, de savoir si elles peuvent affronter seules les mers du Sud, mais pourquoi elles sont encore si peu nombreuses à obtenir un bateau, un budget et les milles nécessaires pour s’élancer.

Elles ont gagné la Route du Rhum, battu des records autour du monde et rivalisé avec les meilleurs marins du Vendée Globe. Pourtant, les femmes restent largement minoritaires au départ des grandes courses océaniques. La question n’est plus, et depuis longtemps, de savoir si elles peuvent affronter seules les mers du Sud, mais pourquoi elles sont encore si peu nombreuses à obtenir un bateau, un budget et les milles nécessaires pour s’élancer.

© Ronan Gladu

Femmes autour du monde en solitaire : la vraie bataille commence avant le départ

Lorsque Justine Mettraux franchit la ligne d’arrivée du Vendée Globe, le 25 janvier 2025, la navigatrice suisse ne signe pas seulement une remarquable huitième place. Après 76 jours, 1 heure et 36 minutes de mer, elle devient la femme la plus rapide de l’histoire sur un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Sa performance améliore de plus de onze jours le précédent record féminin, établi quatre ans plus tôt par Clarisse Crémer. Et exploit est gigantesque car Justine Mettraux n’a pas terminé première d’un classement réservé aux femmes. Elle a pris la huitième place d’une compétition réunissant quarante marins, hommes et femmes confondus.

Et c’est là l’un des paradoxes de la course au large. Lorsqu’elles disposent d’un bateau performant, d’une préparation solide et d’un budget à la hauteur, les navigatrices peuvent se battre aux avant-postes. Pourtant, elles ne représentaient encore que 15 % de la flotte du Vendée Globe 2024-2025.

Si la conquête sportive est donc largement achevée, la conquête économique, culturelle et logistique reste, elle, incomplète !

Avant de battre des records, il a fallu obtenir le droit de partir

L’histoire des femmes autour du monde commence bien avant l’invention des grandes courses océaniques. Au XVIIIe siècle, Jeanne Baret embarque dans l’expédition de Bougainville en se faisant passer pour un homme. Botaniste et exploratrice, elle devient la première femme connue à accomplir une circumnavigation. Deux siècles plus tard, les femmes n’ont plus à dissimuler leur identité, mais leur présence sur les océans demeure exceptionnelle. En 1978, la Polonaise Krystyna Chojnowska-Liskiewicz devient la première femme à achever un tour du monde à la voile en solitaire. Partie des Canaries en mars 1976 sur Mazurek, un voilier de moins de dix mètres, elle parcourt près de 29 000 milles avant de boucler son périple. La même année, Naomi James entre à son tour dans l’histoire. Née dans une ferme néo-zélandaise, elle découvre tardivement la navigation et ne possède que quelques années d’expérience lorsqu’elle quitte Dartmouth, en septembre 1977. Après 272 jours de mer, un chavirage, des problèmes de gréement et une radio défaillante, elle devient la première femme à réaliser seule un tour du monde par la route des grands caps.

En 1988, l’Australienne Kay Cottee franchit une nouvelle étape en achevant la première circumnavigation féminine en solitaire, sans escale et sans assistance. En une décennie, les principales barrières symboliques tombent. Une femme peut diriger seule un bateau, affronter le cap Horn, traverser l’océan Austral et revenir sans assistance extérieure. Reste encore à démontrer qu’elle peut gagner en course.

Florence Arthaud, la victoire qui change tout

Le 18 novembre 1990, Florence Arthaud arrive à Pointe-à-Pitre sur son trimaran. Elle vient de remporter la Route du Rhum en 14 jours, 10 heures et 10 minutes. Sa traversée a pourtant failli tourner court. Depuis les Açores, elle est privée d’une partie de ses instruments de navigation et de communication. Elle poursuit malgré tout, conserve son avance et s’impose au classement général. Pour la première fois, une femme remporte l’une des grandes classiques de la course au large en solitaire face aux meilleurs navigateurs du moment. Florence Arthaud ne gagne pas une catégorie féminine : elle bat tout le monde.

La portée de cette victoire dépasse largement le résultat sportif. Elle montre aux organisateurs, aux équipes et surtout aux partenaires financiers qu’une navigatrice peut mener un multicoque océanique à très haute vitesse et construire un projet capable de gagner. Pourtant, le succès de Florence Arthaud ne provoque pas l’arrivée massive de femmes sur les pontons. Elle reste longtemps une exception éclatante dans un milieu toujours dominé par des réseaux masculins : propriétaires de bateaux, dirigeants d’écuries, préparateurs, ingénieurs et décideurs chargés d’accorder les budgets.

Le talent existe. La filière permettant de l’accompagner beaucoup moins.

Isabelle Autissier et Catherine Chabaud ouvrent la voie du Vendée Globe

Lors du premier Vendée Globe, en 1989, aucune femme ne figure parmi les treize concurrents. Elles sont encore absentes en 1992. Il faut attendre l’édition 1996-1997 pour voir Isabelle Autissier et Catherine Chabaud prendre le départ. Isabelle Autissier possède déjà une solide expérience. En 1991, elle est devenue la première femme à achever un tour du monde en solitaire en course, lors du BOC Challenge, une épreuve disputée avec escales. Sur le Vendée Globe, elle doit toutefois abandonner après un démâtage dans l’océan Indien.

Catherine Chabaud poursuit sa route. Après 140 jours de navigation, elle devient la première femme à terminer le Vendée Globe. Elle prend la sixième place d’une édition particulièrement éprouvante, marquée par la disparition de Gerry Roufs et plusieurs opérations de sauvetage. Quatre ans plus tard, Catherine Chabaud revient sur l’épreuve. Une jeune Britannique de 24 ans l’accompagne : Ellen MacArthur. Révélée par la Mini-Transat puis par la Route du Rhum, Ellen MacArthur termine deuxième du Vendée Globe 2000-2001, à un peu plus d’une journée de Michel Desjoyeaux. Son duel avec le Français passionne le public. La jeune navigatrice impressionne par sa capacité à pousser son bateau, à réparer ses avaries et à raconter sa course avec une intensité rare. En 2005, elle établit le record absolu du tour du monde en solitaire en 71 jours, 14 heures et 18 minutes. Pendant plus de deux ans, aucun marin, homme ou femme, ne parvient à faire mieux.

La démonstration sportive est alors complète.

Vendée Globe : des progrès réels, mais fragiles

Après deux premières éditions exclusivement masculines, deux femmes prennent le départ en 1996, puis deux autres en 2000. Elles sont encore deux en 2004, puis deux sur trente concurrents en 2008. Cette année-là, Samantha Davies termine sur le podium du classement officiel et Dee Caffari prend la sixième place. La Britannique devient la première femme à avoir effectué un tour du monde en solitaire et sans escale dans les deux sens. Deux ans plus tôt, elle avait déjà bouclé une circumnavigation vers l’ouest, contre les vents et les courants dominants.

On pourrait alors imaginer les femmes durablement installées dans le Vendée Globe. C’est pourtant le contraire qui se produit. Aucune navigatrice ne prend le départ en 2012. Aucune non plus en 2016. Il faut attendre 2020 pour assister à un véritable rebond. Six femmes figurent parmi les 33 concurrents : Samantha Davies, Isabelle Joschke, Clarisse Crémer, Alexia Barrier, Pip Hare et Miranda Merron. Elles représentent alors un peu plus de 18 % de la flotte, un record. En 2024, elles sont à nouveau six, mais parmi quarante partants : Justine Mettraux, Samantha Davies, Isabelle Joschke, Pip Hare, Violette Dorange et Clarisse Crémer.

La proportion retombe à 15 %. C’est nettement mieux que pendant la majeure partie de l’histoire de l’épreuve, mais cela signifie toujours que 85 % des bateaux sont confiés à des hommes.

Route du Rhum : les victoires n’ont pas suffi

La Route du Rhum présente le même paradoxe. Florence Arthaud a remporté le classement général en 1990. Ellen MacArthur s’est imposée chez les monocoques en 2002. Anne Caseneuve a gagné la catégorie Rhum en 2014. Les navigatrices ont donc prouvé leur capacité à gagner sur des multicoques rapides, des monocoques de pointe et des bateaux plus traditionnels. Elles restent pourtant très peu nombreuses sur la ligne de départ. En 2010, trois femmes participent à la course parmi 85 concurrents. Elles sont quatre sur 91 en 2014, six sur 123 en 2018, puis sept sur 138 en 2022. Malgré un record en nombre de participantes, les femmes représentent à peine plus de 5 % de la flotte lors de cette dernière édition.

La Route du Rhum réunit pourtant des profils très différents, des professionnels de l’Ultim ou de l’Imoca aux amateurs engagés sur des unités anciennes. La sous-représentation féminine traverse donc toutes les catégories et tous les niveaux de budget. Le principal obstacle n’est pas de traverser l’Atlantique. Il est de parvenir à Saint-Malo avec un bateau prêt, un dossier accepté et les moyens financiers nécessaires.

Clarisse Crémer, révélatrice d’un système mal adapté

Le parcours de Clarisse Crémer illustre brutalement les difficultés rencontrées par les navigatrices. Lors du Vendée Globe 2020-2021, elle termine douzième en 87 jours et établit alors le record féminin de l’épreuve. Sa performance, sa popularité et sa capacité à communiquer semblent lui assurer une place naturelle dans l’édition suivante. Après la naissance de sa fille, en novembre 2022, son sponsor met pourtant fin à leur collaboration. Son interruption liée à la grossesse est notamment considérée comme incompatible avec l’accumulation des milles nécessaires à la sélection. La décision déclenche une vive polémique. Elle révèle une faiblesse structurelle : le système de qualification ne prévoit aucune neutralisation pour une maternité. Pour obtenir sa place, il faut courir continuellement, terminer des épreuves et accumuler des milles pendant plusieurs saisons. Clarisse Crémer parvient finalement à reconstruire un projet et à prendre le départ du Vendée Globe 2024. Son retour témoigne de sa détermination, mais ne répond pas à la question essentielle : combien de navigatrices moins connues ou moins entourées auraient pu surmonter une telle rupture ?

Dans la course au large moderne, une absence d’un an peut être aussi pénalisante qu’une avarie majeure.

Le sponsoring, premier océan à traverser

Un projet de Vendée Globe se chiffre en plusieurs millions d’euros. Et il faut bien comprendre que le sponsor ne choisit pas uniquement un marin. Il achète un récit, une image et une promesse de visibilité… Être une femme peut constituer un argument différenciant, notamment pour les entreprises souhaitant communiquer sur la diversité. Mais cette singularité peut aussi devenir un piège. Une navigatrice doit encore trop souvent démontrer qu’elle est d’abord une compétitrice, avant d’incarner une cause ou un symbole. Un homme présentant un projet ambitieux sera volontiers décrit comme offensif. Une femme affichant le même objectif sera plus fréquemment interrogée sur sa légitimité, ses capacités physiques ou sa manière de concilier carrière et vie familiale.

Le cercle est difficile à briser. Pour trouver un budget, il faut avoir obtenu des résultats. Pour obtenir des résultats, il faut un bateau rapide, du temps d’entraînement et donc déjà disposer d’un budget. Cette difficulté concerne tous les jeunes skippers. Mais elle est renforcée pour celles qui disposent de moins de modèles, de contacts techniques et d’occasions d’embarquer sur des unités performantes.

La sélection commence bien avant les grandes courses

On ne devient pas skipper du Vendée Globe en déposant simplement un dossier d’inscription. La formation commence souvent en dériveur, se poursuit en régate, puis passe par le circuit Mini, la Solitaire du Figaro, le Class40 ou les courses en double. À chaque étape, l’expérience appelle l’expérience. Pour être recruté à bord d’un bateau rapide, il faut avoir déjà navigué sur une unité comparable. Pour attirer un partenaire, il faut apparaître dans les classements. Pour accéder aux classements, il faut avoir obtenu un bateau. Les femmes sont aujourd’hui nombreuses dans les écoles de voile et les compétitions de jeunes. Elles le sont beaucoup moins lorsqu’il s’agit de transformer cette pratique en métier et de prendre la responsabilité d’un projet océanique.

La déperdition se fait progressivement : manque d’opportunités, difficulté à intégrer certains réseaux, précarité des premières saisons et concurrence pour les rares places disponibles. La force physique, longtemps mise en avant, n’explique pas cette différence. Les monocoques océaniques restent exigeants, mais leur conduite repose autant sur l’endurance, la lucidité, l’anticipation, la gestion du sommeil et la préservation du matériel que sur la puissance musculaire. Les performances de Florence Arthaud, Ellen MacArthur, Samantha Davies ou Justine Mettraux ont depuis longtemps clos le débat.

En croisière, des navigatrices encore difficiles à recenser

La place des femmes dans les circumnavigations de croisière est plus difficile à mesurer. Il n’existe ni ligne de départ commune, ni classement centralisé, ni registre mondial des équipages. De nombreuses femmes réalisent pourtant de longues traversées seules, prennent la responsabilité d’un bateau familial ou poursuivent une circumnavigation après avoir navigué en couple. Certaines racontent leur voyage, d’autres choisissent de rester totalement discrètes. La Néerlandaise Laura Dekker a ainsi bouclé un tour du monde en solitaire avec escales entre 2010 et 2012, alors qu’elle était encore adolescente. En 2024, l’Américaine Cole Brauer a terminé deuxième de la Global Solo Challenge après 130 jours de mer. Seule femme engagée et plus jeune concurrente de l’épreuve, elle est devenue la première Américaine à terminer une course autour du monde en solitaire et sans escale.

Les progrès des pilotes automatiques, des communications par satellite et des équipements de sécurité facilitent aujourd’hui la construction de projets indépendants. Mais le premier obstacle reste identique : acheter, équiper et entretenir un bateau capable d’effectuer un tour du monde. Pour une femme seule s’ajoutent parfois les craintes de l’entourage, une exposition particulière dans certaines escales et le poids de représentations encore tenaces. Un homme annonçant son départ est volontiers considéré comme un aventurier. Une femme doit encore trop souvent commencer par rassurer.

Une conquête achevée sur l’eau, inachevée à terre

Une fois au large, l’océan ne consulte pas le sexe du skipper. Une écoute pèse le même poids pour tous. Une mauvaise trajectoire coûte les mêmes milles. Une dépression dans les mers du Sud impose la même fatigue et les mêmes décisions. La navigation en solitaire repose sur l’expérience, la préparation, l’endurance, la lucidité et la capacité à préserver le bateau. Sur ces critères, les femmes ont depuis longtemps démontré qu’elles pouvaient rivaliser avec les meilleurs. Une nouvelle génération est désormais installée. Justine Mettraux se bat aux avant-postes. Violette Dorange a terminé son premier Vendée Globe à 23 ans. Samantha Davies et Isabelle Joschke transmettent leur expérience. Clarisse Crémer a reconstruit son projet. Pip Hare a démontré qu’une carrière océanique pouvait se développer progressivement, même en commençant plus tard.

Ces navigatrices produisent un effet que les statistiques mesurent difficilement. Une jeune fille regardant le Vendée Globe ne se demande plus si une femme peut terminer la course. Elle cherche à savoir quel chemin emprunter pour y participer. La prochaine conquête ne se jouera pas uniquement dans les quarantièmes rugissants. Elle se jouera dans les bureaux où les budgets sont décidés, dans les équipes qui recrutent les futurs skippers et dans les règles permettant d’accéder aux qualifications.

Les navigatrices ont déjà conquis l’océan.

Il leur reste encore à conquérir pleinement l’accès aux bateaux.

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Nathalie Moreau
Nathalie Moreau
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Nathalie Moreau est l’atout voyage et évasion de l’équipe, elle est passionnée de croisières et de destinations nautiques. En charge du planning rédactionnel du site figaronautisme.com et des réseaux sociaux, Nathalie suit de très près l’actualité et rédige chaque jour des news et des articles pour nous dépayser et nous faire rêver aux quatre coins du monde. Avide de découvertes, vous la croiserez sur tous les salons nautiques et de voyages en quête de nouveaux sujets.
Gilles Chiorri
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Associant une formation d’officier C1 de la marine marchande et un MBA d’HEC, Gilles Chiorri a sillonné tous les océans lors de nombreuses courses au large ou records, dont une victoire à la Mini Transat, détenteur du Trophée Jules Verne en 2002 à bord d’Orange, et une 2ème place à La Solitaire du Figaro la même année. Il a ensuite contribué à l’organisation de nombreux évènements, comme la Coupe de l’America, les Extreme Sailing Series et des courses océaniques dont la Route du Rhum et la Solitaire du Figaro (directeur de course), la Volvo Ocean Race (team manager). Sa connaissance du monde maritime et son réseau à l’international lui donnent une bonne compréhension du milieu qui nous passionne.
Il collabore avec les équipes de METEO CONSULT et Figaro Nautisme depuis plus de 20 ans.
Sophie Savant-Ros
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Sophie Savant-Ros, architecte de formation et co-fondatrice de METEO CONSULT est entre autres, directrice de l’édition des « Bloc Marine » et du site Figaronautisme.com.
Sophie est passionnée de photographie, elle ne se déplace jamais sans son appareil photo et privilégie les photos de paysages marins. Elle a publié deux ouvrages consacrés à l’Ile de Porquerolles et photographie les côtes pour enrichir les « Guides Escales » de Figaro Nautisme.
Albert Brel
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Albert Brel, parallèlement à une carrière au CNRS, s’est toujours intéressé à l’équipement nautique. Depuis de nombreuses années, il collabore à des revues nautiques européennes dans lesquelles il écrit des articles techniques et rend compte des comparatifs effectués sur les divers équipements. De plus, il est l’auteur de nombreux ouvrages spécialisés qui vont de la cartographie électronique aux bateaux d’occasion et qui décrivent non seulement l’évolution des technologies, mais proposent aussi des solutions pour les mettre en application à bord des bateaux.
Jean-Christophe Guillaumin
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Journaliste, photographe et auteur spécialisé dans le nautisme et l’environnement, Jean-Christophe Guillaumin est passionné de voyages et de bateaux. Il a réussi à faire matcher ses passions en découvrant le monde en bateau et en le faisant découvrir à ses lecteurs. De ses nombreuses navigations il a ramené une certitude : les océans offrent un terrain de jeu fabuleux mais aussi très fragile et aujourd’hui en danger. Fort d’une carrière riche en reportages et articles techniques, il a su se distinguer par sa capacité à vulgariser des sujets complexes tout en offrant une expertise pointue. À travers ses contributions régulières à Figaro Nautisme, il éclaire les plaisanciers, amateurs ou aguerris, sur les dernières tendances, innovations technologiques, et défis liés à la navigation. Que ce soit pour analyser les performances d’un voilier, explorer l’histoire ou décortiquer les subtilités de la course au large, il aborde chaque sujet avec le souci du détail et un regard expert.
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Charlotte est une véritable globe-trotteuse ! Très jeune, elle a vécu aux quatre coins du monde et a pris goût à la découverte du monde et à l'évasion. Tantôt à pied, en kayak, en paddle, à voile ou à moteur, elle aime partir à la découverte de paradis méconnus. Elle collabore avec Figaro Nautisme au fil de l'eau et de ses coups de cœur.
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Max est tombé dedans quand il était petit ! Il a beaucoup navigué avec ses parents, aussi bien en voilier qu'en bateau moteur le long des côtes européennes mais pas que ! Avec quelques transatlantiques à son actif, il se passionne pour le monde du nautisme sous toutes ses formes. Il aime analyser le monde qui l'entoure et collabore avec Figaro Nautisme régulièrement.
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Naviguant depuis son plus jeune âge que ce soit en croisière, en course, au large, en régate, des deux côtés de l’Atlantique, en Manche comme en Méditerranée, Denis, quittant la radiologie rochelaise en 2017, a effectué avec sa femme à bord de PretAixte leur 42 pieds une circumnavigation par Panama et Cape Town. Il ne lui déplait pas non plus de naviguer dans le temps avec une prédilection pour la marine d’Empire, celle de Trafalgar …
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Après une carrière internationale d’ingénieur, Michel ULRICH a navigué en plaisance le long de la côte atlantique, et embarqué au long cours sur des navires de la marine marchande, accumulant une large expérience de nombreuses expéditions maritimes. Il est un bénévole engagé à la SNSM (canotier, ancien vice-président de la station de l’Herbaudière) depuis plus de dix ans. Capitaine 200 UMS, il est maintenant auteur et conférencier dans le domaine de l’histoire maritime, lauréat (mention 2024) de l’Académie de Marine, auditeur de l’Académie de Marine, membre associé de la Fédération Maritime (Maison de la Mer à Nantes).
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Titulaire d'un doctorat en Climatologie-Environnement, Cyrille est notre expert METEO CONSULT. Après avoir enseigné la climatologie et la géographie à l'université, il devient l'un des météorologues historiques de La Chaîne Météo en intégrant l'équipe en 2000. Spécialiste de la météo marine, il intervient également en tant qu'expert météo marine pour des courses de renommée mondiale, comme la Route du Rhum, la Solitaire du Figaro, la Transat Paprec...
Irwin Sonigo
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Irwin Sonigo
Capitaine 200 et ancien embarqué dans la Marine nationale, Irwin Sonigo a exploré toutes les facettes de la navigation. Des premiers bords sur un cotre aurique de 1932 à la grande plaisance sur la Côte d’Azur, en passant par les catamarans de Polynésie, les voiliers des Antilles ou plusieurs transatlantiques, il a tout expérimenté. Il participe à la construction d’Open 60 en Nouvelle-Zélande et embarque comme boat pilote lors de la 32e America’s Cup. Aujourd’hui, il met cette riche expérience au service de Figaro Nautisme, où il signe des essais et reportages ancrés dans le réel.